Cathobel 03/14/2017

Cathobel – La France met en place des « couloirs humanitaires » depuis le Liban

La France a signé ce 14 mars un accord permettant l’arrivée sécurisée de 500 réfugiés syriens et irakiens en provenance du Liban. Les frais sont « entièrement autofinancés » via des dons et la mobilisation des réseaux chrétiens.


Le 27 février 2016, la communauté Sant-Egidio mettait en place des couloirs humanitaires vers l’Italie pour des familles syriennes ayant fui la guerre. Près de 700 personnes ont pu venir en Italie saines et sauves, grâce à ces couloirs, fruits d’un accord entre Sant’Egidio, les ministères italiens des Affaires étrangères et de l’Intérieur ainsi que la fédération des Eglises évangéliques et l’Eglise vaudoise d’Italie. La France répond à son tour à la détresse des réfugiés en signant un accord en présence du président François Hollande, du ministre de l’intérieur Bruno Le Roux et du ministre des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. Le projet concernera, en un an et demi, 500 réfugiés syriens et irakiens actuellement au Liban, « avec une priorité aux personnes les plus vulnérables » (familles avec enfants, femmes seules, personnes âgées, malades, personnes porteuses de handicap).  « Comme les 700 réfugiés arrivés en Italie », souligne Sant’Egidio, « ils voyageront en avion et non sur des embarcations en mer, sans risquer leur vie et en passant les contrôles au départ. » Ils seront accueillis sur le territoire français par les cinq organisations promotrices du projet: Communauté de Sant’Egidio, Fédération protestante de France, Conférence épiscopale française, Entraide Protestante et Secours Catholique. Dans La Croix, le président de la Fédération protestante de France, François Clavairoly, précise que, même si l’initiative est chrétienne, « l’accueil est inconditionnel », sans critère d’appartenance religieuse.

« Il s’agit, commente le président de Sant’Egidio, Marco Impagliazzo, d’un nouveau pas en avant important vers une Europe qui ne s’enferme pas par peur derrière ses murs, mais qui envisage avec humanité l’arrivée des réfugiés fuyant la guerre, en prévoyant la sécurité de tous, de ceux qui fuient les conflits comme de ceux qui les accueillent, et en favorisant l’intégration ». Le corridor français pourrait être emprunté à partir de la fin avril. Le protocole prévoit l’octroi au Liban d’un visa d’asile à des déplacés, repérés par les acteurs associatifs, dans des camps frontaliers de la Syrie.

MVL

Voir l'article en ligne sur le site de Cathobel




Pierre Granier